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Playlist – La Musique de New York : ses courants Rock, Folk, Jazz et Rap

La ville de New York a été le berceau de courants musicaux importants, d’artistes incroyables et de groupes bouillants, des années 30 à aujourd’hui ! Construire une playlist sur la musique de New York et écrire quelques paragraphes dessus n’est pas une mission facile. Il y a tellement de choses à dire sur ce sujet que je ne sais même pas par où commencer.

C’est donc parti pour une Playlist Spotify qui vous accompagnera tout au long votre voyage à New York, lors de longues marches sur la 5ème avenue, durant vos balades dans Central Park ou le Brooklyn Bridge Park ou en triant vos 1345 photos à votre retour. Car oui vous allez beaucoup marcher à New York, plus que dans n’importe quelle ville et oui vous allez prendre énormément de photos. C’est immense et impressionnant !

Plus de 200 chansons sur New York pour vous accompagner tout au long de votre voyage. Plus 2000 mots dans cet article pour vous imprégner ou vous remémorer les grands moments musicaux de la Big Apple

Playlist New York : de la musique new yorkaise dans vos oreilles

Le Jazz à New York :

Le Jazz est né à la Nouvelle-Orléans mais c’est à NYC qu’il explosa réellement dans les années 40 grâce à une multitude de clubs de jazz qui émergea dans toute la ville. Harlem deviendra rapidement l’endroit à la mode pour sortir écouter du Jazz à New York et danser devant les meilleurs musiciens du moment. Duke Ellington, Cab Calloway, Joséphine Baker ou Louis Armstrong jouaient régulièrement au mythique Cotton Club pendant et après la prohibition.

Plus tard, l’épicentre du Jazz se déplaça vers le sud de Manhattan, plus précisément autour de Washington Square dans un quartier nommé Greenwich Village. C’est ici que s’établiront des clubs de jazz encore en activité aujourd’hui comme le Village Vanguard, le Village Gate ou plus récemment le Blue Note.

De nos jours malheureusement ces clubs de jazz mythiques sont un peu des attractions touristiques où l’entré est hors de prix. Pour passer une bonne petite soirée dans le Village, je vous conseille plutôt de vous rendre au Fat Cat : un sous-sol sombre où une petite scène de jazz entouré de canapés fait fasse à des billards et des tables de ping-pong. Rajoutez à cela quelques bières et/ou cocktails et vous obtiendrez une soirée inoubliable ! D’ailleurs Pauline en parle plus en détails dans son article sur notre voyage de 10 jours à New York, alors allez y jeter un œil entre deux morceaux ! 

Revenons-en à notre Playlist New York

Impossible de ne pas mettre quelques titres de Duke Ellington et Louis Armstrong et leurs Big Band. Bien que respectivement nés à Washington et à la Nouvelle-Orléans ils seront des acteurs majeurs du jazz à New York et dans le monde. 

Cab Calloway est lui bien né dans l’état de New York. Figure emblématique du Cotton Club, il fera danser les grands bourgeois blancs de l’époque (le club étant interdit aux noirs…) au rythme de Minnie la Clocharde.

Plus tard, Charlie Parker accompagné de quelques autres, révolutionneront le genre dans les clubs de New York et inventeront le BeBop. Le Birdland (club de jazz de New York) voit le jour en 1949 en l’honneur de Charlie Parker, surnommé le Bird.

C’est au Birdland que débutera le légendaire Miles Davis dans l’orchestre du Bird. Il enregistrera quelques années plus tard, à New York, l’album le plus vendu de l’histoire du jazz : “Kind Of Blue”.

Au Fillmore East (autre club mythique de NYC), Miles Davis, influencé par les grands groupes de rock de l’époque, créera le Jazz Fusion.

S’il y a bien une figure du jazz qui incarne plus que quiconque New York, c’est bien Frank Sinatra. Notamment grâce à sa reprise du fameux tube de Liza Minnelli pour la bande originale du film de Scorsese “New York, New York”. 

Bref, vous l’aurez compris l’histoire de New York avec le Jazz est très longue et prestigieuse. Impossible d’être exhaustif. Alors voici quelques titres importants que vous pourrez retrouver dans notre Playlist Spotify “Voyage à New York” :

  • Autumn In New York : version Vernon Duke/Chet Baker et version Ella Fitzgerald/Louis Armstrong
  • Drop me off in Harlem : Louis Armstrong et Duke Ellington
  • New York, New York : version Minnelli et version Sinatra
  • Minnie the Moocher : Cab Calloway
  • Blue in Green : Miles Davis  

Histoire de vous mettre dans l’ambiance avant de partir, je vous conseille également de regarder quelques films en lien avec l’histoire du jazz à New York :  

  • Cotton Club de Francis Ford Coppola (1984) 
  • Mo’ Better Blues de Spike Lee (1990)
  • New York, New York de Martin Scorsese (1977)
  • Whiplash de Damien Chazelle (2014)
  • Miles Ahead de Don Cheadle (2015)

La musique Folk & Rock de New York :

New York n’est pas une ville comme les autres. Elle s’est relevée de plusieurs crises majeures et en est toujours ressortie grandie. Il est difficile d’imaginer aujourd’hui Manhattan dévastée et grouillante de rats. C’était pourtant le cas lors de la crise qui frappa la grosse pomme dans les années 1960/1970. Le passé glorieux de la ville et les prix cassés des logements délabrés firent de New York un lieu attractif pour un grand nombre d’artistes en devenir pendant plusieurs années. 

Quelques années avant cette grande crise, un petit groupe d’intellectuels et d’écrivains vont forger à New York une pensée qui va profondément influencer le folk et le rock. Je parle bien sur de Kerouac, Ginsberg et Burroughs et du courant de la Beat Generation. 

Imprégné des écrits de la Beat Génération, un jeune musicien arrive alors à New York en 1960, durant l’un des pires hivers que la grosse pomme ait connu. Le jeune homme écume chaque soir les cafés et petites salles de concert de Greenwich Village avec sa guitare et son harmonica, essayant de se faire nom. Bob Dylan raconte cette histoire (son histoire) dans “Talkin’ New York”, l’une des rares compositions personnelles présentes sur son premier album sorti en 1962.

Un peu plus tard, du côté de la Factory d’Andy Warhol, naît l’un des groupes les plus influents qu’a connu le rock’n’roll : The Velvet Underground. Fondé par deux New Yorkais, Lou Reed et John Cale, le groupe va se faire repérer par Paul Morrissey, l’un des associés d’Andy Warhol, après plusieurs concerts ratés où ils faisaient fuir le public. 

Warhol va produire le premier album du groupe en imposant Nico comme chanteuse sur plusieurs morceaux. Il s’agit de l’album mythique à la banane sobrement intitulé “The Velvet Underground & Nico”.

 «Il n’y a peut-être que 1000 personnes qui ont acheté le premier album du Velvet Underground, mais chacune d’entre elles a ensuite fondé un groupe»

La citation ci-dessus résume très bien l’importance et l’influence qu’aura le Velvet Underground sur le rock des années suivantes. 

Lou Reed continuera de raconter les côtés sombres et dépravés de New York dans ses albums solo. Je citerai uniquement le titre “Walk On the Wild Side” comme exemple où le chanteur dresse le portrait de 5 personnages emblématiques de la Factory dans un argot New Yorkais parfait qui empêchera la chanson de se faire censurer à la radio. 

C’est au même moment qu’une petite américaine débarque à New York sans un sou en poche. Autant influencée par Bob Dylan et Lou Reed que par la poésie de Rimbaud et Baudelaire, Patti Smith va marquer New York de son empreinte. D’abord photographe et poétesse, elle va rapidement monter un groupe. Le premier album du Patti Smith Group est produit par John Cale et sera lui aussi terriblement influent. « Jésus est mort pour les péchés de quelqu’un… mais pas les miens ». C’est avec cette phrase que l’album Horses commence et que Patti Smith influencera le mouvement punk naissant.

En 1976, les Ramones vont poser les bases de ce que l’on va appeler le Punk, avec leur premier album. Le titre le plus long de l’album est “I don’t wanna go down to the basement” avec 2 minutes et 40 secondes au compteur. Inspiré des productions enjouées de Phil Spector avec lesquelles ils ont grandi, les Ramones vont accélérer le tempo pour donner une énergie complètement folle à leurs morceaux. Groupe de live par excellence, les Ramones feront la renommée de l’un des plus célèbres clubs de rock de New York : le CBGB

L’autre figure importante du mouvement Punk de New York se nomme Richard Hell. D’abord membre de groupes cultes comme Television ou les Heartbreakers, il connaitra le succès avec son propre groupe Richard Hell & the Voidoids et le tube Blank Generation .

Il sera l’inspirateur du fameux look punk : épingle, coiffure hérissée et t-shirt déchiré. Il influencera notamment Malcolm McLaren lorsque celui-ci créera les Sex Pistols en Angleterre.

© Wally Gobetz

Dans le même temps Tom Verlaine et son groupe Television trouvent le succès au CBGB avec comme principaux fans, Patti Smith et Lou Reed ! 

Plus dansant et aventureux, les Talking Heads de David Byrne représentent très bien ce que va devenir la signature du rock New Yorkais. “Psycho Killer” est un énorme tube et encore aujourd’hui très actuel. Le groupe influencera notamment la nouvelle génération de musiciens de New York, de LSD Soundsystem aux Strokes. 

Originaire de la grosse pomme, Debbie Harry perpétuera l’héritage du Punk de New York en y ajoutant des touches de pop et de disco avec son groupe Blondie. 

Dans un autre style, le groupe KISS est lui aussi originaire de New York, tout comme le duo formé par Alan Vega et Martin Rev : Suicide. 

Dans les années 1980, un groupe et un mouvement réveilleront le souvenir et l’influence du Velvet Underground à New York : Sonic Youth et la No Wave. 

Bruitiste, dissonante et furieuse, la musique de Sonic Youth, formée par le couple Kim Cordon/Thurston Moore et Lee Ronaldo, aura une place très importante dans le rock des années 1990 et sera une influence certaine pour Kurt Cobain et Nirvana. La séparation du couple Cordon/Moore marquera la fin du groupe en 2011. 

Dans les années 2000, les Strokes seront les portes drapeau du renouveau du rock après des années trustées par le Hip-Hop et le Rap à New York et ailleurs. Les inspirations du groupe sont bien évidemment New Yorkaises (Velvet, Ramones, Talking Heads, etc.). Le premier album du groupe “Is This It” sortira d’abord en Angleterre à cause de la pochette de l’album censurée aux Etats-Unis, tout comme le titre “New York City Cops”. Le groupe remettra donc les guitares et les tempos rapides sur le devant de la scène et entraînera derrière lui nombre de groupes de musique New Yorkais importants comme les Yeah Yeah Yeahs formés par Karen O, Interpol, The Rapture ou Le Tigre. 

Depuis quelques années, Ezra Koenig et son groupe Vampire Weekend écrivent une nouvelle page de l’histoire du rock à New York en s’inspirant notamment des Talking Heads.

Vous l’aurez compris, la musique Rock est intimement liée à la ville de New York. Malheureusement les traces de ce passé s’estompent au fil du temps : Les lieux mythiques comme le Max’s Kansas City, La Factory ou le CBGB’s n’existent plus aujourd’hui. Reste néanmoins la musique, que vous pourrez retrouver dans notre playlist New York sur Spotify.

Et pour vous mettre dans l’ambiance, voici une petite sélection de films en lien, ou pas, avec l’histoire du rock à New York :

  • Inside Llewyn Davis de Joel et Ethan Coen (2013)
  • West Side Story de Robert Wise (1961)
  • Taxi Driver de Martin Scorsese (1976)
  • Wall Street d’Oliver Stone (1987)
  • End of the Century: The Story of the Ramones (2003)

La Disco, le Hip-Hop & le Rap à New York :

Au début des années 1970, les clubs de Brooklyn et du Bronx, résonnent au son d’une musique encore inconnue. Mélange de Funk, de Soul et de Pop, le tout boosté par des synthétiseurs psychédéliques : la Disco vient de naître portée par les communautés afro-américaines et latino-américaines. La Disco et les nuits New Yorkaises seront en osmose pendant 10 ans : le nombre de clubs explose, les DJ’s et les groupes deviennent de véritables stars. New York sera pendant longtemps la ville disco par excellence portée par le plus que célèbre Studio 54, longtemps considéré comme la plus grande boite de nuit de tous les temps et le succès du film Saturday Night Fever sorti en 1977 en pleine folie Disco.

De la culture Disco restera la reconnaissance des DJ’s (disc jockey) dans le monde de la musique. Au début des années 1980, la culture Hip-Hop pointe le bout de son nez dans la Big Apple et des artistes comme DJ Kool Herc, Afrika Bambaataa et Grandmaster Flash vont populariser la technique du break et les prémices du rap.

Un autre grand DJ va lui complètement révolutionner le genre en perfectionnant la technique du Sampling. Marley Marl sera le fondateur et le producteur d’un des plus célèbres crew New Yorkais, le “Juice Crew”. La légende dit même que monsieur Marl aurait été à la production de l’un des albums les plus importants de l’histoire du Rap : Paid in Full d’Eric B. & Rakim. 

Le Juice Crew se fera rapidement bousculer par de tout jeunes rappeurs venus tout droit du Bronx. KRS-One sortira le titre “The Bridge is Over” en réponse au morceau “The Bridge” de Marley Marl & MC Shan’s. Une guerre de clocher mémorable entre le Queens et le Bronx qui marquera le début d’une tragique tradition dans le rap de New York.

En 1982, New York est soufflée par une fusée sonique nommée Public Enemy. Le Rap de Chuck D et Flavor Flav est dur et politique. Encensés par la presse Hip Hop mais également par la presse Rock, leurs 4 premiers albums sont de véritables succès.

Un peu plus tard un trio apportera un peu plus de légèreté au propos et une musique beaucoup plus funky pour un succès tout aussi grand : De La Soul.

A l’aube des années 90, le rap va rentrer dans une nouvelle dimension. Des artistes comme Biggie Smalls, 2PAC, A Tribe Called Quest ou le Wu Tang Clan vont participer à ce qui sera considéré plus tard comme l’âge d’or du Hip-Hop. Les titres de cette époque seront non seulement des chefs-d’œuvre artistiques mais ils rencontreront également un succès commercial jamais vu jusqu’alors. 

En 1994, l’auto-proclamé King of New York, Biggie Smalls (The Notorious B.I.G) sortira son unique album de son vivant et cela sera une véritable claque pour tout le monde : Ready To Die. L’album est rempli de tubes plus impressionnants les uns que les autres qui viennent même rivaliser avec les productions de la West Coast. 

Au même moment, du côté d’Harlem, le jeune Tupac Shakur a déjà sorti 2 albums complets, engagés et politiques, dans la plus pure tradition New Yorkaise. Une guerre incompréhensible va éclater entre les deux hommes forts du rap New Yorkais. Pour résumer : 2Pac prend 5 balles dont deux dans la tête lors d’un vol de bijoux qui tourne mal. Il parvient à survivre à cette attaque. Biggie sort le morceau Who Shot Ya? avec Puff Daddy qui se moque de cette attaque et laisse entendre que cela était prémédité. S’en suit une bataille par morceaux et clips interposés. La guerre s’arrêta brusquement en septembre 1996 lorsque Tupac se fera assassiner à Las Vegas après un combat de Mike Tyson.

Quelques mois plus tard ce sera au tour de Biggie Smalls de se faire assassiner juste avant la sortie de son second album au titre prémonitoire “Life After Death”. Les deux hommes rentrent tragiquement dans la légende et les théories du complot au sujet de leurs morts respectives fleurissent encore aujourd’hui.

séjour new-york
Quartier de Bushwick à New York

En parallèle de cette révolution musicale et de ces tragiques histoires, des OVNIS débarquaient de la scène Punk Hardcore enfoncent la porte du Hip-Hop à gros coups de guitares saturées et de blagues potaches. Les Beastie Boys vont sortir classique sur classique pendant 10 ans avec à la production le tout jeune Rick Rubin. 

Brooklyn va voir naître les deux princes du rap de New York : NAS et Jay-Z. Ils vont décoller au milieu des années 90 puis régner en maître sur les années 2000. En 1994, Nas dégainera Illmatic, un album complètement culte et encore considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre du genre. 

Jay-Z mettra un peu plus de temps à rencontrer le succès. C’est 1998 avec Hard Knock Life qu’il va vraiment décoller après déjà deux albums. The Blueprint sera son chefs-d’œuvre et il deviendra au fil des années le patron du rap que l’on connaît aujourd’hui. 

De nos jours le Rap est partout. C’est la musique la plus écoutée dans la monde et il y en a pour tous les goûts. Les influences et les styles se mélangent. Difficile dans ces conditions de trouver les héritiers du rap New Yorkais. 

Action Bronson s’inscrit dans la directe ligné du Wu Tang Clan et des Beastie Boys. Complètement ancré dans la culture de New York, ces albums sont de pures bouffées d’oxygène dans un nuage de sorties rap étouffant.

Dans un autre style, Joey Bada$$ est l’un des rappeurs les plus respectés de sa génération. Un charisme incroyable et une technique parfaite voilà comment résumer Jo-Vaughn Virginie Scott. Son talent n’attend plus que la consécration et ce sera à n’en pas douter en 2020 avec la sortie de son nouvel album.

Voilà pour la folle histoire du Hip-Hop et du Rap à New York. Et pour vous mettre encore un peu plus dans l’ambiance, vous trouverez ci-dessous une petite liste de films :

  • Do The Right Thing de Spike Lee (1989)
  • Wackness de Jonathan Levine (2008)
  • He Got Game de Spike Lee (1998)
  • American gangster de Ridley Scott (2007)
  • We own the night de James Gray (2007)

Les meilleures chansons sur New York

Finissons cet article fleuve et cette playlist éclectique par les meilleures chansons sur New York. 

France, Irlande, Angleterre… New York City a toujours fait rêver le monde entier. Comme je le disais en introduction, la ville est immense, impressionnante et magique. Alors il vous fallait bien une bonne playlist pour partir à sa conquête non ? 

  • Fairytale of New York -- The Pogues
  • New York avec toi -- Téléphone
  • Englishman in New York -- Sting
  • New York City Serenade -- Bruce Springsteen 
  • New York USA -- Serge Gainsbourg
  • New York City Boy -- Pet Shop Boys
  • NYC’s Like a Graveyard -- The Moldy Peaches

Si vous voulez préparer votre voyage à New York en écoutant tranquillement la playlist Spotify, je vous invite à jeter un coup d’oeil aux articles que nous avons publié suite à notre séjour dans la Grosse Pomme. Pour retrouver toutes nos bonnes adresses, notre itinéraire, nos bons plans et plus encore, c’est par ici : 

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