Irlande

Les chansons irlandaises qui ont fait l’histoire

Après une première partie dédiée aux chansons incontournables des pubs Irlandais, voici la seconde partie qui vous aidera à constituer la meilleure playlist possible pour votre voyage en Irlande.

Je vous parlerai dans cet article des chansons qui ont un sens politique et qui ont eu (et ont toujours) de l’importance pour le pays. Parce que lorsque l’on voyage la culture et l’histoire d’un pays font pleinement partie de l’expérience j’ai eu envie de vous permettre d’en découvrir plus sur ces deux plans grâce à cet article.

Apprendre en chansons c’est toujours sympa non ? Même si les chansons dont je vais vous parler ne sont pas toutes joyeuses et légères (je dirai même que c’est plutôt le contraire d’ailleurs), ce sont des classiques de la culture irlandaise alors n’hésitez pas à les écouter et les réécouter avant de partir en voyage en Irlande.

Après ces deux articles sur les chansons irlandaises vous serez au top pour chanter bras dessus, bras dessous dans les pubs avec vos futurs collègues irlandais !

Les chansons irlandaises qui racontent l’histoire du pays :

The Cramberries – Zombie

Je vous avais promis dans l’article sur la culture Irlandaise que je vous reparlerai de “Zombie” l’un des plus grands succès des années 90, signé par The Cranberries. Effectivement il s’agit d’une chanson très importante de par son propos et grâce à l’exposition mondiale qu’elle a donnée au conflit entre l’Irlande et l’Irlande du nord.

Dans cette chanson Dolores O’Riordan compare les soldats britanniques de l’époque à des Zombies qui agissent sans réfléchir. Elle compare également les civils de l’époque à des Zombies car ils devaient vivre dans la peur des attentats et des assassinats (pratiquement quotidiens à cette période).

Le tout emballé dans un clip très fort où l’on voit notamment beaucoup d’images de soldats patrouillant dans les rues d’une ville fantôme où des enfants cagoulés jouent à la guerre sur les toits des immeubles délabrés.

Le conflit se terminera officiellement 4 ans après la sortie de cette chanson mais la question posée par les Cranberries est toujours d’actualité et elle s’applique à tous les conflits à travers le monde : “What’s in your head ?”

Undertones – Teenage Kicks

Les membres des Undertones viennent tous de la petite ville de Derry. Petite par la taille, cette ville est malheureusement grande par sa tragique histoire.

Elle a été le théâtre du Bloody Sunday et de nombreux attentats depuis les années 70. Elle est donc, pour de nombreuses raisons, le symbole du conflit entre l’Irlande et l’Irlande du Nord.

Le groupe n’a jamais écrit de chansons sur ces troubles mais il représente un certain état d’esprit qui était malgré tout présent à l’époque : l’insouciance et la révolte contre l’oppression psychologique ressentie durant cette période.

Car malgré les événements de l’époque, le public qui s’amassait dans les pubs de Derry pour écouter les Undertones était composé aussi bien de catholiques que de protestants qui n’avaient qu’une envie : écouter du rock et s’amuser.

Ce groupe a donc été dans les années de guerre civile qui ont suivi le Bloody Sunday, une échappatoire punk et joyeuse pour toute une génération.

U2 – Sunday Bloody Sunday

On ne présente plus U2, l’un des plus grands groupes de Pop du monde encore aujourd’hui. Il était déjà présent dans la première partie de notre article mais il est ici question d’une chanson très importante pour le groupe et pour l’Irlande : Sunday Bloody Sunday.

La chanson ultime sur le conflit entre l’Irlande et l’Irlande du Nord et sur cet événement tragique qu’est le Bloody Sunday.

Sunday Bloody Sunday écrite par The Edge (le guitariste de U2) retrace donc ce terrible événement survenu le Dimanche 30 Janvier 1972 dans la ville de Derry.

The Pogues – Dirty Old Town

Voici la petite anomalie de notre playlist. Shane McGowan est tellement irlandais que dans l’inconscient collectif Dirty Old Town parle de Dublin.

En réalité Dirty Old Town est une reprise d’un chanteur écossais Ewan MacColl. Dans la version originale, cette fameuse ville sale et vieille s’appelle Salford (ville dans laquelle a grandi Ewan MacColl). Mais ce que nous raconte l’auteur est finalement assez universel et cette chanson pourrait aussi bien être écrite au sujet de Dublin, Belfast ou Liverpool par exemple.

Elle nous raconte la dureté et la crasse des vieilles villes industrielles du nord de l’Europe. La version des Pogues est d’autant plus réaliste qu’ils ont eux même vécu dans ces villes et que Shane McGowan incarne mieux que personne cette chanson avec sa voix granuleuse et toujours sur le fil de la justesse.

Paddy Reilly – The Fields Of Athenry

Souvenez-vous de l’été 2016 : l’euro de foot se déroule en France et on tombe tous sous le charme des supporters Irlandais. Nous les sentons fiers de leur équipe nationale et ils chantent avant, pendant et après tous les matches.

Paradoxalement, un de leurs hymnes est une chanson sur la grande famine composée dans les années 70 par Paddy Reilly. Rien de très gai donc.

Mais effectivement cela représente bien ce pays qui a connu une histoire particulièrement difficile depuis des siècles mais où les gens sont toujours un modèle de bravoure et de courage.

The Fields of Athenry raconte l’histoire de Mickael qui a volé du maïs à un riche propriétaire Anglais pour pouvoir nourrir ses enfants durant la grande famine qui a frappé l’île d’émeraude de 1845 à 1852. Malheureusement il se fait prendre et il est envoyé en prison en Australie.

On espère que cette anecdote à la triste fin ne vous empêchera pas de chanter cette hymne à tue-tête dans les pubs irlandais !

Luke Kelly – The Town I Loved So Well

Voici un classique de la musique Irlandaise. Il est encore une fois ici question de la petite ville de Derry. La chanson nous raconte comment une petite ville paisible et calme peut devenir un cauchemar et le théâtre d’une guerre civile en seulement quelques années. Écrite en 1973 par Phil Coulter, cette chanson décrit malheureusement le début d’un conflit qui durera des années. Elle est vite rentrée dans la culture populaire Irlandaise et a été reprise par The Dubliners et Luke Kelly.

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